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UNE JOURNEE A CAHORS : la plage, les ciné-concerts les illuminations du Pont Valentré
EDITO
« Nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis ! »
8,3 millions de téléspectateurs avaient leur téléviseur branché sur « Home », le dernier documentaire de Yann Arthus-Bertrand. Bien que nous connaissions déjà les grandes lignes de ce qu'il révèle, nous avons (tout de même) été secoués par le sombre constat dressé. « Home » a rafraîchit nos esprits, ( r )allumé nos consciences...
Les uns se déresponsabilisent en trouvant un bouc émissaire : les hommes politiques, ceux qui nous gouvernent ! Pour les autres, il est tellement plus facile de se laisser aller au fatalisme : « Pourquoi changer, on est « foutu » ! ». D'autres encore préfèrent décentrer le débat et détourner l'attention sur les inexactitudes supposées du documentaire, sûrement pour ne pas avoir à se poser les vraies questions… Il paraît pourtant simple et juste de s'interroger sur ce à quoi l'on aspire : Voulons-nous vraiment de ce monde qui considère la terre comme une ressource inépuisable et nourrit notre peur de manquer ? Ou sommes-nous prêt à nous affranchir de nos boulimies et à plébisciter un monde conscient, qui respecte le vivant?
A t-on encore le droit de nier qu'une part de responsabilité nous incombe ? Qui façonne le monde si ce n'est l'homme ? Qui créé le marché si ce n'est la demande, le consommateur ? Les grandes firmes multinationales sont en partie responsables, mais qui achète leurs produits ? En buvant toutes les boissons du groupe Coca-Cola par exemple (Minute Maid, Coca, Fanta, Sprite, Nestea, l'eau Chaudfontaine…), l'homme cautionne les modes de production de la multinationale et accrédite la marque. Il faut pourtant savoir que Coca-Cola a asséché les nappes phréatiques de la région du Kerala en Inde en puisant en toute illégalité des millions de litres d'eau pure pour la fabrication (pour 1 litre de coca, il faut 9 litres d'eau potable) ; détruisant ainsi l'agriculture locale et privant des milliers de personnes d'un accès à l'eau.
L'homme moderne n'a pas encore intégré l'idée que la réponse est en lui, en chacun de nous. Peut-être manque t-il de courage, de détermination et d'un peu de modestie pour sortir de l'inertie dans laquelle il est englué ? Et de sensibilité pour considérer le monde autrement que comme une marchandise ?!